Est-ce possible d’avoir un nom de domaine gratuitement en 2026 ?

À première vue, la promesse est tentante. Entre les offres “nom de domaine offert”, les promotions à 1 € et les packs avec hébergement inclus, on pourrait croire qu’il est facile d’obtenir un nom de domaine gratuitement.

En réalité, les choses sont un peu différentes.

Réponse rapide : non, un nom de domaine n’est jamais vraiment gratuit

Un nom de domaine a toujours un coût quelque part. Même lorsqu’il semble offert, quelqu’un paie nécessairement les frais liés à son enregistrement et à sa gestion.

Pour comprendre pourquoi, il faut revenir au fonctionnement du marché du nom de domaine.

Comment fonctionne l’achat d’un nom de domaine ?

Une représentation de la relation entre client, registrar et registry.

Quand vous achetez un nom de domaine, vous ne l’achetez pas “dans le vide”. Plusieurs acteurs interviennent.

Le premier est le registry, c’est-à-dire l’organisme qui gère l’extension. Pour le .fr, il s’agit par exemple de l’Afnic. Le second est le registrar, aussi appelé bureau d’enregistrement, qui commercialise le nom de domaine auprès du client final. C’est dans cette catégorie que se situent des acteurs comme Scaleway, Gandi, IONOS, LWS ou GoDaddy.

À chaque enregistrement ou renouvellement, le registrar supporte donc un coût. Ce coût dépend de l’extension choisie : certaines restent abordables, comme le .fr ou le .com, tandis que d’autres sont beaucoup plus chères. C’est notamment le cas du .ai, affiché à 130 € à l’enregistrement et 260 € au renouvellement sur la grille tarifaire publique de Scaleway en avril 2026.

Autrement dit : non, les noms de domaine ne tombent pas du ciel. Lorsqu’une offre paraît gratuite, le coût est simplement absorbé ailleurs.

Pourquoi certaines offres donnent l’impression qu’un domaine est gratuit

Si autant d’acteurs parlent de “nom de domaine gratuit”, c’est parce qu’ils utilisent généralement l’un de ces trois mécanismes.

1. Le domaine est inclus dans une offre packagée

C’est le cas de nombreuses offres d’hébergement web ou de messagerie. Le nom de domaine n’est pas réellement gratuit : il est intégré dans le prix du pack.

Par exemple, Hostinger met en avant des extensions incluses avec certaines offres d’hébergement, et one.com affiche aussi des domaines “gratuits avec hébergement”.

2. Le prix de la première année est fortement cassé

Autre stratégie très courante : proposer un tarif d’appel extrêmement bas la première année, parfois à 1 € ou quelques euros, puis appliquer un renouvellement beaucoup plus élevé ensuite.

C’est légal, fréquent, et même très répandu. Mais ce n’est pas forcément une bonne affaire sur la durée.

3. On vous propose en réalité un sous-domaine

Certaines plateformes permettent de créer gratuitement une adresse du type monsite.plateforme.com ou monprojet.xxx.fr. Techniquement, cela peut suffire pour tester une idée ou lancer un projet personnel.

En revanche, pour une entreprise, une marque, une association ou un projet professionnel, ce n’est généralement pas idéal. Un vrai nom de domaine inspire davantage confiance, se mémorise mieux et renforce la crédibilité.

Le vrai piège : regarder uniquement le prix de la première année

L'écart peut être grand entre prix d'appel et prix du renouvellement.

C’est là que beaucoup de comparatifs induisent en erreur.

Un nom de domaine ne se choisit pas seulement sur son prix d’entrée. Ce qui compte vraiment, c’est le coût total sur plusieurs années. Or certains registrars compensent un prix d’appel très bas par un renouvellement nettement plus élevé.

En clair : un domaine à 1 € la première année peut coûter plus cher qu’un domaine à 5 ou 6 € si vous le gardez 3 ans ou 5 ans.

C’est la raison pour laquelle il vaut mieux comparer :

  • le prix de création ;
  • le prix de renouvellement ;
  • le coût total sur la durée réelle de détention.

Comparaison sur 5 ans d’un nom de domaine en .fr

Pour illustrer le sujet, voici un exemple basé sur les pages tarifaires publiques consultées en avril 2026. Les prix peuvent évoluer et certaines offres dépendent de promotions ou de conditions spécifiques.

Un tableau comparatif du coût réel d'un nom de domaine entre Scaleway et des offres concurrentes.

Ce tableau montre bien une chose : un prix d’appel agressif ne garantit pas un coût faible dans le temps.

Dans cet exemple, Scaleway n’est pas le moins cher à l’instant T face à une offre à 1 €, mais il devient nettement plus compétitif sur la durée grâce à une politique tarifaire beaucoup plus lisible. À l’inverse, certaines offres d’abord très séduisantes deviennent rapidement plus coûteuses après un ou deux renouvellements.

Faut-il chercher un nom de domaine gratuit ?

Tout dépend de votre objectif.

Si vous testez un projet personnel, une maquette ou un site temporaire, un sous-domaine gratuit peut suffire.

Mais si vous lancez :

  • un site vitrine ;
  • une activité indépendante ;
  • une boutique en ligne ;
  • une association ;
  • un média ;
  • ou simplement une présence sérieuse sur le web,

alors il vaut mieux investir directement dans un vrai nom de domaine.

Le coût annuel reste généralement modéré sur les extensions classiques. Et surtout, cela vous évite les mauvaises surprises au renouvellement, les changements d’adresse plus tard, ou une image moins professionnelle.

Ce qu’il faut vraiment regarder avant d’acheter

Avant de réserver un domaine, voici le bon réflexe : ne vous arrêtez pas au prix affiché la première année.
Regardez aussi :

  • le prix de renouvellement ;
  • les éventuels frais cachés ;
  • la stabilité tarifaire ;
  • la facilité de gestion DNS ;
  • la transparence globale du fournisseur.

Un registrar sérieux n’a pas besoin d’afficher un “gratuit” trompeur pour être compétitif. Un tarif clair, cohérent dès le départ, reste souvent le meilleur choix.

En résumé

Non, il n’est pas réellement possible d’avoir un nom de domaine gratuitement. Dans tous les cas, quelqu’un paie les frais liés à l’extension et à sa gestion.

Ce que l’on appelle “nom de domaine gratuit” correspond le plus souvent à :

  • un domaine inclus dans une offre packagée avec du web hosting ou du mail ;
  • une forte remise la première année ;
  • ou un sous-domaine gratuit, qui n’offre pas la même valeur.

Le meilleur réflexe n’est donc pas de chercher le prix le plus bas au départ, mais de comparer le coût réel sur plusieurs années.

C’est précisément sur ce point que des acteurs comme Scaleway se distinguent : avec une tarification claire, sans effet d’annonce excessif, et une facture plus prévisible dans le temps.

Réservez dès maintenant votre nom de domaine sur Scaleway !

Articles recommandés